mercredi 24 novembre 2010

cérémonie des adieux

 LES AMANTS RÉGULIERS


je nous ai tués.
ta déclaration, ma déclaration. la vérité la mort.

MERDE À L'AMOUR 

j'ai usé les jours à te chercher dans tous les métros de la ville. j'ai bu du fort pour que tu me vois vulnérable et abandonnée. qu'en fracas au fond du bus, enfant cachant la honte de la vieillesse et d'un amour immense et impensable, qui grandissait au rythme des battements du coeur, tu me trouves touchante.


je t'ai tellement aimé. à bout de forces, à bout de souffle.

 je crois que l'on est mort. qu'on s'est rêvés, aimés, achevés.
je me rappelle plus les traits de ton visage.
je me rappelle les brisures sur tes doigts, la nausée du matin, les souvenirs qui déferlent, les poèmes et l'inquiétude sur le visage lisse.
je me rappelle l'attente et la peur.
je me rappelle les échecs. la drogue et les prétextes.
je me rappelle nos premiers adieux.



tu m'as brisée mille fois.je me suis heurtée mille fois contre ton amour dur et cassant. jamais pour moi



Des fleurs fanent le sol, de la porcelaine brise la table, des chandelles consument la clarté. adieux.


(réveil en fracas au centre du grand lit blanc. le soleil passe au travers du plafond. deux âmes douloureuses et emmêlées. la fenêtre découpée dams le mur laisse passer l'hiver. triste imade de nature achevée. lumière crue qui réveille, contemple. c'est doux. beau, grand, malléable, sensible. c'est l'existence.)

l'hiver m'a fait tomber amoureuse à nouveau.je comprends rien.

j'aurais besoin de toi. que tu ouvres ma bière, qu'on se couche dans l'herbe, les cheveux dans la terre, la pluie qui nous enterre (nous fait pousser: tout amoureux et douloureux.coudre un enfant.nature).

que tu me dises que ça va passer. 

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